oct 8th

Le périple auvergnat s’achève…

Ça y est, ça sent la fin de tournage sur Tence…

Mes potes Nico et Nox sont passés me rendre une petite visite éclaire lundi.

Ils sont restés la soirée avec moi et sont rentrés sur Paris mardi matin mais ça m’a fait du bien de les voir… merci les mecs !

Je n’ai pas pris l’ordi depuis un moment car trop fatigué et surtout : pas le temps de raconter mes aventures pour la bonne raison que nous avons tourné en extérieur ou sur des décors autres que le notre.

Ces derniers jours ont donc été chargés en scènes à tourner.

Nous avions des plans à rattraper et les journées ont été longues et fatigantes.

Aujourd’hui – du moins ce matin – fut un jour maudit pour tout le monde.

En effet, c’était LA scène de l’hélicoptère (si chère à notre producteur !) : un hélico se pose sur un terrain et en sortent deux comédiens venus négocier un contrat avec Booder (Kader) et Anouck (Florence).

Jusqu’ici tout va bien. Sauf qu’il pleut comme vache qui pisse depuis ce matin alors que nous avons eu un temps magnifique jusqu’à maintenant !

Tout le monde à été trempé des pieds à la tête (surtout nos amis techniciens), à tel point qu’ils ont du rentrer au gîte pour se changer complètement…

Votre serviteur n’étant pas dans ce plan s’est réveillé comme une fleure à 10h30 et, voyant le temps, est resté sous sa couette comme un vieux salopard en pensant bien fort à ses camarades…

En tout cas, je ne vous cache pas qu’il est grand temps de rentrer à la maison car l’ambiance est électrique…

Un mois de promiscuité comme on l’a vécu, ça laisse des traces quand même.

En tout cas je parle pour moi (même si je vois tout ce qui se passe autours).

Je ne sais pas trop comment expliquer mon état mais c’est un mélange de joie, de tristesse mêler à de l’énervement du à la fatigue et à la tension qui redescend.

C’est une grosse page du tournage qui se tourne.

C’est toute l’histoire de mon « personnage » à Tence qui se termine : Mathieu Polivenne à vécu une histoire forte, découvert des hommes et des femmes pleins de valeurs, il a appris des choses et finalement, je me rends compte que Mathieu et moi avons en quelque sorte « fusionné » pendant tout ce temps.

Par exemple, je me suis aperçu hier que chaque jour de tournage, je me suis réveillé plus ou moins dans l’humeur du rôle et malgré moi !

C’est fou quand même.

C’est une drôle de sensation en fait…

Calmons-nous, il n’y a rien de schizophrène là-dedans mais il faut bien reconnaître que j’ai pris conscience hier que Mathieu avait pris une grosse place dans ma vie et que maintenant qu’une partie de l’aventure s’achève, je ressens comme un vide… un truc difficile à expliquer en fait.

Parallèlement à tout ça, j’ai hâte de rentrer chez moi : retrouver mon amoureuse que j’aime, notre appartement, ma famille, mes copains, la cuisine de ma chérie, bref : retrouver ma vie !

De plus, l’aventure n’est pas finie, loin de là !!!!

Mathieu Polivenne à encore d’autres histoires à vivre !

Nous allons maintenant ouvrir le chapitre de Mathieu « sur ses terres » : dans sa vie parisienne, chic, classe, gros bâtard de la finance !

J’ai encore plein de scènes à jouer, des tas de choses à vivre et il me tarde d’y être.

Mais avant de quitter Tence, j’ai envie de remercier mes camarades de jeux, qui au delà d’être des « confrères » sont devenus des potos avec qui j’espère retravailler un jour :

Alexandre, Amandine, Sandrine, Francis, Anouck, Nicolas et surtout BOODER !! Mon poto de chez poto, le roi de la « guezmère » !

Merci, mec d’être qui tu es… je suis heureux et fier d’avoir croisé ta route et j’espère ne pas te perdre de vue dans les 20 à 30 prochaines années !

Des bises à nos ami(e)s de la figuration qui, pour certains, sont devenu un peu plus que des acteurs de complément (grosse pensée pour Coryse et Manue !!).

Et enfin, j’ai envie de tirer mon chapeau à une équipe en béton !

A tous et à toutes, de La Petite Abeille Productions à l’équipe « mise en scène » en passant par l’équipe « image », la déco, la régie, Julien, Pascal, Dine, Isabelle, Benoit, Benjamin, Raphael, Elisabeth, Clothilde, Sylvia, Melanie, Laura, Hélène, etc. (pardon, je ne cite pas tout le monde mais le cœur y est !!)

Un grand BIG-UP à toutes ces personnes qui font que « 118 318 » est en tournage et prend vie jour après jour.

Merci à eux qui, chaque jour, font TOUT pour nous mettre dans les meilleures conditions (même si c’est parfois TRES difficile) et travaillent au service des acteurs, pour que nous, avec notre petite gueule enfarinée on vienne faire le show devant la caméra.

Ce sont eux les stars du cinéma : GRAND RESPECT A VOUS TOUS !!!!

oct 3rd

Ça part en couille !

Fallait que ça arrive, comme vous l’ai déjà expliqué nous dînons TRES mal au gîte.

Jusqu’à maintenant nous prenions sur nous, sachant que la prod n’a pas beaucoup d’argent etc.

Mais hier – après 15 jours de tournage, quand même – la goutte d’eau à fait déborder le vase.

On rentre un peu tard car tournage de nuit, on arrive au gîte : personne !

Faut attendre le gérant du bordel pour être servi… ok. On attend.

Il se pointe 45 minutes après et nous sert un plat de coquillettes sur lequel dégouline ce qu’il appelle une sauce carbonara… ce que moi je considère comme du vomi dégueulasse.

Et là, tout le monde s’est regardé et c’est parti en couille.

Si il y a bien une chose sur laquelle on ne rabiote pas sur un tournage, c’est le sommeil et LA BOUFFE !!!!

Si pour nous, comédiens, c’est dur, imaginez ce que c’est pour tous les techniciens qui bossent d’arrache pied tous les jours, font des travaux physiques, qui sont les premiers levés, etc…

Bref, toutes les petites choses que nous avions tous sur le cœur sont sorti et nous avons crevé un abcès qui manifestement était plein de pue (comme la merde qu’on mange tous les soirs).

C’est fou comme 15 jours de mal bouffe peut porter sur le moral et tendre les relations !

Moralité, à partir de ce soir et jusqu’à la fin du tournage à Tence, nous ne mettrons plus les pieds dans le réfectoire où nous avions l’habitude de nous gaver (à défaut de bien manger).

Nous avons donc retrouvé le sourire car désormais nous dînerons à L’Hotel de la Poste (là où nous déjeunons tous les jours) et où les repas sont, non seulement bons mais en plus la patronne y est très gentille et nous fait même des plats spéciaux quand ça nous dit pas.

Le top, quoi !

Mine de rien, il reste encore 7 jours à rester ici et je crois que c’est salutaire si on ne veut pas stopper le film prématurément pour cause de décès suite à un plat de pâtes à la viande avariée…

Du coup cette soirée m’a contrarié à tel point que j’ai mal dormi, avec le ventre creux et la haine de cette situation.

Aujourd’hui c’était mon jour, j’ai tourné toute la journée.

Ça fait du bien de bosser et d’enchaîner les séquences sans avoir à attendre toute une journée pour tourner un plan…

Maintenant je suis totalement rincé !

Demain c’est dimanche, donc journée off…

Je vais dormir comme un salopard mais avant, je ne vous cache pas que je vais aller me prendre une petite bière.

oct 2nd

BACK ON TRACKS !!!

Pour des raisons que je ne puis expliquer ici et maintenant, la fin du film à été changée et j’en suis plus que ravi !

J’ai appris ça ce matin alors que ça faisait une bonne semaine qu’on en parlait avec le réal, la prod et tout le bazar !

Je ne voulais pas de cette fin (et je n’étais pas le seul) car elle n’était pas très cohérente avec l’histoire, avec le rôle que je joue… bref : elle n’avait pas beaucoup de rapport avec la choucroute !

Et puis le scénariste du film (David Azencot, avec qui je vais avoir une scène demain) est arrivé et la situation s’est dénouée et moralité la fin est changée…

Donc je suis très content car nous allons avoir une fin un peu plus « classe » que celle initialement prévue.

Aujourd’hui nous avons Jackie Berroyer parmi nous !

Il donne la réplique à Booder en tant qu’agent du Pôle Emploi. Ils sont en train de tourner dans les locaux de la mairie de Tence à l’heure où je vous écrit.

Moi je suis au bureau de prod, c’est calme et ça fait du bien…

Je me repose, tranquille, je vais sur Facebook, je glande bref… j’attends !

J’attends mon tour. J’ai une séquence à tourner ce soir mais faut attendre qu’il fasse nuit. Alors je prends mon mal en patience…

Hier je devais tourner mais les autres séquences ont pris trop de temps alors mon plan est passé à la trappe.

C’est TRES frustrant quand tu crois que tu vas jouer et que tu joue pas. Surtout quand on te préviens en toute fin de journée.

Hier soir, c’était le dernier plan de Sandrine Le Berre, j’étais très ému qu’elle nous quitte car c’est une fille géniale.

En plus sa scène était top, elle m’aurait presque foutu les larmes aux yeux.

On a fêter tout ça au « Bar des Amis », qui se trouve être la chambre de Booder : on a chanter des génériques de dessins animés et pleins d’autres conneries et on a bien rigolé !

Sandrine est parti ce matin et elle restera une très belle rencontre sur ce tournage !

J’espère lui donner la réplique un jour.

Et puisque je suis dans les compliments et le cirage de pompes, je tiens à dire que Booder est décidément franchement au top de la gentillesse et de la générosité !

Je crois que je me suis fait un nouveau pote. Je suis très heureux de l’avoir rencontré et j’espère sincèrement que nous allons nous revoir et travailler ensemble !

Voilà !

Les nouvelles de la journée, sachez que je ne suis plus malade : j’ai retrouvé la forme et je pète le FEUX !!!

oct 1st

Quel con !

Nous sommes sortis en boite samedi soir et comme un gros con j’ai attrapé une bonne grosse crève de salopard (Trachéo-pharyngite aigüe).

Médecin, antibio, corticoïdes, supo et masque… tu vois le bordel !!!

Et comme de bien entendu, ça me tombe dessus au moment où j’ai de grosses journées de boulot avec des scènes importantes à tourner avec du dialogue et tout le bordel !

Bref, j’en ai chier ces trois derniers jours mais heureusement les médicaments ont fait effet et je vais beaucoup mieux aujourd’hui.

C’est cool.

Le tournage commence à prendre du retard car nous avons énormément de séquences à tourner et les journées n’étant pas extensibles à l’infini nous sommes dans l’obligation de « faire sauter » des scènes en espérant pouvoir les rattraper plus tard.

Le problème c’est que c’est de plus en plus en chaud et qu’il ne nous reste plus beaucoup de temps à Tence…

C’est un peu la course contre la montre, la pression monte un peu… pas pour les acteurs (même si nous aimerions boucler toutes les scènes prévues) mais surtout pour la prod et le réal…

Il nous sera impossible de revenir faire des prises ici. D’abord parce que même si la région est accueillante, on veut tous rentrer à Paris et puis plus sérieusement parce que le plateau où nous tournons sera en chantier juste après notre départ pour laisser place à un VRAI call center.

Aujourd’hui je devais tourner mais manque de temps, mes scènes sont tombées à l’eau…

Pas de bol. Un peu frustré quand même mais moins que certains ou certaines de mes camarades qui poireaute beaucoup plus que moi… grand respect à eux !!!

Là je suis encore sur le plateau, au bureau de production car il va se tourner une scène de nuit au bord du Lignon (un cour d’eau qui passe à Tence) et donc nous allons rentrer tard.

Cela dit, je ne suis pas dans cette scène mais je vais y aller parce que nous allons dîner au resto et puis je veux assister au dernier plan de Sandrine Le Berre, une comédienne géniale avec qui j’ai fait le voyage quand nous sommes descendu de Paris et qui éclaire chaque plan lorsqu’elle rentre dans le champ de la caméra.

Je l’aime beaucoup et j’ai envie de l’applaudir lorsque sa « journée » sera fini.

J’ai appris hier que nous allions avoir besoins de figurants à Paris pour des scènes au Showcase. Si ça vous intéresse d’en être, je vous invite à téléphoner à Dine, notre second assistant réal qui gère tout ça : 06 01 99 91 94.

Vous l’appelez de ma part et si tout va bien, on se retrouvera tous à Paname pour la teuf au Showcase !

Voilà, je suis encore un peu stone à cause de mes médocs et en plus j’ai faim alors je vais vous laisser et je vais me rendre en ville.

Y a encore beaucoup de pain sur la planche !

sept 28th

On a vu les rushes !!

Salut à tous, vous qui suivez les aventures de « 118 318 » !

Je reprends le clavier après quelques jours d’absence…

Bon. Je ne vais vous mentir : ça faisait quelques jours que nous étions un peu tendus, mes amis comédiens et moi-même car nous n’avions toujours pas vu les rushes du film (pour ma mère : les « rushes » ce sont toutes les prises des séquences que nous avons tourné) et pour tout dire nous commencions à nous demandez à quoi allait ressembler cette comédie.

C’est assez frustrant de ne pas voir à quoi ressemble ce qu’on fabrique, comme dirait Métaphore Man (alias Booder) : « c’est comme si tu faisais un gâteau sans savoir le goût qu’il va avoir ».

Et c’est vrai que jusqu’à aujourd’hui on naviguait un peu à l’aveugle, faisant confiance à notre réalisateur mais néanmoins plein d’interrogations sur où il voulait en venir…

Il faut dire que les journées sont longues et un peu fatigantes parfois car nous tournons beaucoup de scènes en plan séquence (maman, un « plan séquence », c’est quand tu tourne la scène d’une traite, sans la découper) avec des travellings et tout le bazar, ce qui fait que techniquement c’est un peu lourd et long à mettre en place, d’autant que nous avons une équipe de pro, des artisans du cinéma réellement balaises et capés (pour reprendre les termes d’un leader de la com’ événementielle expatrié en Suisse) qui ne supportent pas le moindre petit défaut dans le plan.

Du coup, nous avons parfois le sentiment de passer après la technique (ce qui est faux je vous rassure tout de suite !) et c’est très chiant d’attendre longtemps avant de jouer une scène et surtout pendant !!

La moindre couille de son, de lumière, de point sur la caméra ou tout simplement la langue du comédien qui fourche et c’est : « COUPEZ ! On la refait ! »

Sauf que pour la refaire, faut encore poireauter 20 minutes ! et toi t’es chaud ! tu veux pas attendre parce que après, dans 20 minutes, t’auras plus la patate que t’avais là…

Alors, faut rester bien concentré, éviter de dire des conneries et commencer à amuser le plateau parce que à la fin de la journée, t’es vidé comme un poisson mort et t’es bon à rien.

Tout ça pour dire que l’ambiance commençait un peu à être moins joyeuse qu’aux premiers jours.

Je rappelle au passage que même si le cadre où nous sommes est sympathique, nous sommes quand même au cœur d’un gîte coupé du monde sans réseau téléphonique, ni Internet.

Quoi que je mens, j’ai trouver un spot sous un sapin où j’arrive à pécho une barre de réseau ! Quand je vais de mon « baraquement » au réfectoire pour manger, j’arrive à recevoir des SMS parfois…

Si l’ambiance n’avait pas été aussi bonne dans l’équipe, je crois que la neurasthénie m’aurait guetté.

Vu les tentions qu’il y avait, nous avons décidé de faire un peu la fête samedi soir, vu que dimanche c’est le jour du Seigneur et que nous ne travaillons pas.

Après le tournage nous sommes allé au cinéma de Tence voir « Neuilly sa mère », un film dans lequel Booder tient un rôle, c’était l’occasion pour les « Tençois » (je ne sais pas si ça s’écrit comme ça) de le rencontrer après la projection et pour nous de faire parler de « 118 318 » et leur expliquer ce que faisait une bande de tarés dans leur village depuis bientôt 2 semaines.

Sorti de cinéma, direction Le Korrigan, un petit bar où nous avons nos habitudes maintenant après chaque fin de journée.

Nous buvons des coups avec toute l’équipe du film et deux clans se forment : ceux qui rentre au gîte, et ceux qui partent avec des figurants fort gentils et accueillants avec qui nous avons sympathisé à… La Gargouille !!

Vous imaginez bien que votre serviteur à suivi le clan numéro 2 : direction La Gargouille ! Une boite de nuit au Chambon, petite bourgade à 10km de Tence, personnellement, je l’ai renommé « Le Traknar » !!!!

On arrive là dedans et on voit un groupe de 5 mecs assis dans une boite VIDE !

Alors, du coup, on s’est cru chez nous, on à commandé quelques bouteilles et on à fait la fêtes jusqu’à 5h du mat, mangé des pains au chocolats directement sortis du four et servis par le boulanger lui-même, bref : on s’est bien rigolé !

Inutile de vous que dimanche matin, j’avais les cheveux qui poussaient à l’intérieur et je n’étais pas le seul…

Notre expédition à séché Julien (le réal), Dine, (le deuxième assistant, à base de dread-locks et trop, trop cool), Benoît (chef machino, 34 ans de cinoche derrière lui !), Laura et Hélène (nos coiffeuses, maquilleuses de folie ! hormis le fait qu’elles soient brillantes dans leur travail, ce sont deux folles tordues pleines d’énergie et toujours prêtes à bien déconner), Alex (de l’équipe déco, un italien qui parle avec un accent de fou et qui me fait mourir de rire), Alex (y a 3 Alex et 3 Julien dans l’équipe, celui là c’est le régisseur général), Sandrine (une comédienne géniale qui à une petite voix trop mignonne), et moi-même !

Seul Booder n’a pas morflé puisqu’il ne boit pas et ne fume pas.

Ce dimanche à donc été un peu « mou ».

Réveille à 12h15, tête supra dans le cul, tout le monde au ralenti (parce que ceux qui sont rentré au gite, ne se sont pas couché non plus tout frais !).

Heureusement il faisait beau et chaud, alors nous avons lézardé sur des chaises au soleil pendant que d’autre dormaient dans leur chambre ou se promenaient tranquillement autours de l’enclos des animaux. Les plus téméraires (3 seulement) sont allé faire une petite virée en VTT !

Nous avions convenus avec Julien et Anouk (la comédienne qui interprète le rôle de Florence, un rôle important dans le film) que nous bosserions quelques heures sur une scène mais sur les coups de 17h, lorsqu’il a débarqué et qu’il nous a vu totalement à l’ouest (lui-même étant passablement déglingué) il nous a proposé de nous montrer quelques rushes du films.

Nous voilà donc dans sa chambre : Booder, Alexandre (qui joue Jean-Jean et qui est un pur acteur, au passage), Anouk, Amandine (qui interprète Marjorie), Mélanie et Sylvia (nos costumières de chic et de choc), Hélène et moi autours d’un petit Mac sur lequel nous branchons le disque dur qui contient les précieuses prises.

(Pour ceux que ça intéresse, nous ne tournons pas en pellicule mais en HD avec une caméra RED One)

Nous sommes un peu inquiets de ce que nous allons voir et en même temps très excités.

Bien sure nous savons tous que les images que nous allons voir sont « brut de décoffrage », pas mixés, pas étalonnées, etc.

Et la projo commence.

Au bout de quelques images nos visages marqués par la nuit passée s’illuminent, nos cernes disparaissent, notre teint retrouve de sa splendeur : ON KIF TOUS !!!!

C’est de la balle : du décor aux costumes en passant par la lumière, les plans : TOUT est top !

Et le casting… il déchire !

J’ai du mal à analyser mon jeu et ça me fait toujours un peu drôle de voir ma trogne dans la télé mais visiblement tout le monde est content de mon travail et ça fait plaisir.

- D’ailleurs tant pis si ça fait mégalo, mais samedi soir j’ai été très touché par un compliment que m’a fait Benoît (le chef machino), le mec à donc 34 ans de cinéma derrière lui et il me dit « Qu’est-ce que t’as fait avant ce film parce que j’ai l’impression que « t’en à déroulé du câble derrière toi » pour être aussi à l’aise devant la caméra ? » et il ne m’a pas cru quand je lui ai dit que c’était ma « première » fois au cinéma.

Et ben, venant d’un monsieur qu’à commencer à bosser l’année où je suis né, qui a vu défiler un paquet d’acteurs dans sa carrière (et pas que des brelles)… j’ai pris ça comme un PUTAIN de compliment et j’ai été vachement ému. -

Plus sérieusement et sans vantardise, y pas une scène qui nous a déçu. Et pourtant on partait un peu battu.

Y a une vrai touche au niveau de l’image, on se croirait dans une comédie américaine indépendante genre « Little Miss Sunshine », putain, on sent qu’il y a un potentiel de malade !!

Evidemment, il faut raison garder, et ne surtout pas s’enflammer (nous n’avons toujours pas de distributeur à ce jour et il nous reste 5 bonnes semaines de tournage encore) mais nous sommes contents et regonflés à block de chez block !

Tout ce qu’on a joué jusque là un peu à l’aveugle, sans être certain que ça marche à prit vie sous nos yeux et nous avons enfin compris le cap vers lequel nous faisions route.

C’est une vraie joie parce que l’inverse aurait pu être possible et là, ça aurait été une catastrophe, un truc à te plomber grave le moral.

Quoiqu’il en soit, nous sommes sur motivé pour les prochains jours de tournage à venir et je peux vous garantir qu’on va tout faire pour maintenir cette magie et ce feux intact pour faire un film dont on sera fier et qui vous plaira quand il sortira en salle… car il sortira !

sept 24th

« 118 318 » dans la presse locale !!

Salut à tous,

Coolos pépitos, on parle du film dans la presse locale…ça fait plaisir.

Voici 2 liens vers le site du journal LE PROGRES.

http://www.leprogres.fr/fr/article/1976929,177/Silence-demain-on-tourne-a-Tence.html

http://www.leprogres.fr/fr/vos-loisirs/plein-air/article/2001944,1165/Tence-un-tournage-qui-va-bon-train.html

De plus, la présence de Booder ici booste considérablement le bouche à oreille.

« Neuilly sa mère » – film dans lequel il tient un rôle – est en salle depuis le 12 août et cartonne chaque jour un peu plus (environ 2 millions d’entrées à ce jour).

Du coup, ça cause et c’est bon pour nous.

De plus, hasard du calendrier, devinez ce que le cinéma de Tence programme cette semaine… « Neuilly sa mère » !

Moralité, ce soir nous allons certainement aller voir le film avec une partie de l’équipe et Booder fera un petit « show » à la fin de la projo.

Tout ce qui peu faire un peu de buzz autours du film est bon à prendre.

Hier notre producteur Manuel Jaquinet est arrivé sur le tournage pour quelques jours.

Il est porteur de nouvelles encourageantes : un distributeur à l’air intéressé par le film.

On croise les doigts car, mes bons amis, sachez qu’à ce jour le film n’est pas acheté et par conséquent il ne sera projeté dans aucune salle.

Mais nous ne paniquons pas, rien n’est joué.

Pour info : tous les distributeurs on chier sur « Neuilly sa mère » et aujourd’hui ils chialent comme des merdes.

Donc nous sommes tous confiant et nous continuons à fabriquer ce film dans la joie et la bonne humeur !!!

sept 23rd

Grognon

Ce matin je devais être au maquillage à 10h15 pour tourner à 10h30, donc je me lève à 8h pour me laisser au moins 2 heures pour sortir la tête de mon cul (comme tous les matins du reste car je n’aime pas arriver sur le plateau pas réveillé).

En sortant la tête de ma chambre, je vois un de nos régisseurs qui me dit « Ah, t’es réveillé ? ça tombe bien car le réal a un peu changé le plan de travail et on a besoin de toi sur le plateau dans 15/20 minutes… »

Moralité, je suis arrivé sur le plateau d’une humeur de clébard !! (demandez à ma chérie la tête que j’ai au réveil…)

Avec l’envie de butter tout le monde d’autant qu’on me presse de m’habiller, maquiller et tout le bordel !

Heureusement la scène n’est pas trop longue, on me tend un café (salvateur) et en 2 heures (quand même) c’est torché.

Et là, top du bonheur : j’ai reçu un colis de mon amoureuse rempli de choses merveilleuses (jambon Belotta, chamalow, M&M’s aux amandes, viande séchée, etc.)

Inutile de vous dire que ce colis a rempli mon cœur de joie et que maintenant je ne suis plus de mauvaise humeur !

Booder qui ne tourne pas aujourd’hui vient d’arriver en même temps que le soleil, et c’est tout le plateau qui s’illumine ;o)

sept 22nd

Quelques photos…

Salut à tous !

Aujourd’hui « day off », donc levé tard.

J’ai fait quelques photos avec mon téléphone, la qualité n’est pas top mais en attendant les celles des autres autours de moi ça fera la blague.

Le truc c’est que j’espère que vous pouvez les voir parce que moi j’y arrive pas ;o)

Pourtant il me semble bien qu’elles ont été « uploadé » mais j’arrive pas à les visualiser… c’est con.

Si vous les voyez, faites-moi signe…

sept 20th

Week-end forcé

Coup dur pour le tournage : on apprend vendredi soir qu’un rallye automobile traverse la ville de Tence.

Jusqu’ici pas de problèmes, sauf que nos techniciens du son nous expliquent gentiment que ça ne va pas le faire à leur niveau, vu qu’une simple mobylette peut nous empecher de tourner 10 minutes… alors imaginez des voitures de course !!!

Du coup, nous décidons de ne pas tourner samedi pour cause de rallye.

Je tire néanmoins mon chapeau aux décorateurs (entre autres) qui sont quand même allé sur le plateau avancer sur les décors…

Cela dit, nous n’avons pas trop le choix car le timing est très séré et il faut jongler avec des problèmes de toutes sorte.

Comme si nos soucis de tournage n’étaient pas suffisants, une canalisation de notre lieu de tournage à pété : plus d’eau, plus de chiotte !!

Les couilles de chauffage sont résolues car nous avons des jolis chauffages d’appoint dans les bureaux de productions et s’est bien agréable de travailler sans sa doudoune !

Bref, nous n’avons donc pas tourné hier et nous en avons profité pour « glander » quelque peu et lire nos textes.

Faut dire qu’il y a pas grand chose à faire au gîte… et puis les routes étant bloquées, impossible d’aller se promener.

On ne s’est quand même pas laissé abattre et nous nous sommes rattrapé le soir même en allant dîner dans un resto en pleine forêt où nous avons fêté l’anniversaire de notre réalisateur ainsi que celui de Mélanie, l’une de nos deux costumière.

Je reconnais que nous avons lâché un peu la pression de ces premiers jours et nous avons bien bu, et surtout bien rit !

Booder et moi-même avons donné un concert de percussions endiablé avant de laisser les platines à Dine, le prince de la coolitude et accessoirement second assistant réalisateur.

Il a foutu le feux dans la baraque et l’alcool aidant l’ambiance à vite tourné à la fête.

Aujourd’hui dimanche, c’est le vrai jour off.

Levé très tard (12h30) car couché très tard (5h), puis déjeuner au resto puis séance de travaille « à la table » avec Booder, nos deux comédiennes Anouk et Amandine, Julien (le réal) et votre serviteur.

Voilà le vrai kif : passer 4 heures à parler de nos scènes futures, retravailler nos textes, imaginer de nouvelles scènes, approfondir les choses quoi !

QUE DU BONHEUR à vrai dire.

Puis retour sur le plateau pour une petite réunion avec la prod et le premier assistant qui m’informent qu’avec la couille de samedi, le plan de travail à changé et que mes scènes changées et que au lieu d’avoir une coupure de 4 jours et rentrer à Paris, je n’ai plus que des coupures de deux jours max et que donc je ne rentre pas voir ma chérie.

Tristesse et déception mais que voulez-vous… y a un film a faire et faut bien le faire.

Alors du coup, me voilà embarqué dans l’aventure auvergnate jusqu’au 9 octobre…

De nouveau comédiens viennent juste d’arriver à l’instant où je vous écrit…

Ça va être l’heure des présentations et des premières lectures pour préparer les scènes de demain.

Parce que demain : ON TOURNE !!!!!

sept 18th

Booder : grand seigneur…

Bonjour,

Ce matin j’en profite, je ne tourne pas dans la première scène alors j’ai un peu de temps pour « trainer » au bureau de prod et vous envoyer un p’tit mot.

Hier soir Booder s’est révélé être « Le Seigneur du Plateau« , en effet, après avoir tourné sa dernière scène, le mec à filer au Carrefour Market et nous a fait péter un apéro muslim (c’est a dire sans alcool) dans sa chambre.

Le mieux c’est que le gars a acheté 3 packs de Coca, d’eau (plate et gazeuse), d’Oasis et des tonnes de gâteaux !!!

Booder est un mec au top !

Bon, j’ai peu dormi, j’ai 3 café dans le cornet mais je ne suis pas encore opérationnel… why ?

Le temps se couvre, nous nous sommes réveillé sous un ciel bleu et un soleil magnifique mais malheureusement les nuages reprennent le dessus et nous allons à nouveau être plongé dans la grisaille, la pluie et le froid…

C’est dommage mais on s’en fout, on tourne pas en extérieur aujourd’hui…

Bonne journée !